En voyant la taille des arbres et l'immensité de leurs racines, on comprend mieux pourquoi ce temple est si abîmé. Il y règne néanmoins une atmosphère plaisante, et l'on se prend à admirer autant la puissance des arbres destructeurs que l'édifice lui-même.
Après une heure de découverte et d'émerveillement, il est temps de découvrir les autres temples. Sur la route d'Angkor Thom, nous faisons une halte à Ta Keo. Ce temple est surprenant car assez peu "décoré", atteint les 50m, et ses escaliers sont très étroits; étroits au point qu'il m'a fallu 10 minutes pour monter, mais bien 20 minutes pour tenter de redescendre, mon vertige ayant décidé de se manifester... Je conseille néanmoins la visite, ne serait-ce que pour les jeux de lumière entre la pierre noircie et les mousses blanches, qui donnent l'illusion de dentelles.
Arrivée à Angkor Thom, je reste sans voix : ta terrasse principale est gigantesque, je n'arrive pas à la cadrer avec mon appareil photo! Du coup, vous voilà dans l'obligation de venir voir ca par vous mêmes ;-)
Angkor Thom est composé de la Terrasse des Elephants, la Terrasse du roi Lépreux, du Baphuon (malheureusement en travaux) et de Bayon.
La Terrasse du Roi Lepreux est remarquable par le nombre de sculptures et leur bonne conservation, les murs extérieurs en sont recouverts, ainsi que les murs du couloir intérieur
Après une longue balade, je me dirige vers Bayon, et ne le découvre qu'une fois passés les arbres qui le masquent. Un vrai coup de coeur. Certes c'est un beau temple, bien conservé, mais surtout, il est composé de plus de 200 têtes de bouddhas, ayant tous un visage paisible et souriant. J'ai le sentiment d'évoluer au milieu de la Compassion.
Je m'installe à l'ombre de l'une des tours, et profite de ce spectacle. Angkor Wat attendra encore un petit peu







3 commentaires:
Génial, avec tes commentaires on se sent bien mieux imprégnés de l'ambiance locale que par la simple vue des photos, d'ailleurs Françoise a presque eu le vertige aussi ;-))
Grosses bises malouines
Fantastique !
Chapeau l ecrivain, le discour et aussi beau que le payage
Ness
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